Plongée dans mon didan

Le printemps : mardi 24 mars

C’était le printemps depuis deux jours déjà. Les oiseaux ont commencé à chanter depuis quelques jours déjà mais c’est ce matin que je vis les premières fleures tout en haut des arbres. Je guettais leur venue comme on attend la venue du Messie. Ça y est je les voyais : elles étaient là, elles étaient enfin là. Du moins les petits bourgeons, mais je savais bien que les fleurs suivraient et cela me donnait déjà la sourire.

Ce n’est que mon deuxième printemps en France mais malgré cette bien pauvre expérience je pense prendre bien peu de risque en disant qu’il me paraît bien triste.       

Ça y est je n’ai plus la notion du temps. Tous les jours, je n’ai absolument aucune idée du jour dans lesquels nous sommes. Déjà avant le confinement je ne savais que rarement quel jour nous étions, autant vous dire que là je n’en sais plus rien. Nous sommes le 24 mars. Je répète cette petite phrase dans ma tête depuis un moment … le 24 mars … le, 24, mars … le 24 mars … le, 24, mars…. Qu’est-ce que cela voulait dire exactement le 24 mars ? Ça y est, je suis officiellement paumée. Cela fait 10 jours que je n’ai pas mis les pieds dehors : c’est passé si vite, j’ai l’impression que c’était hier. Je suis un peu déboussolée je vous l’avoue. Il faut que je me remette un sport, ça oxygénera mon cerveau qui en a bien besoin …. 

Je n’écoute plus le journal depuis deux jours ou trois, je ne sais plus exactement, ça me déprimait trop.  

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