Ti Sonson en Métropole

Et si on parlait Saint-Valentin… ou pas ?

Bonjour à tous,

Et si on parlait Saint-Valentin ?

Aujourd’hui on va parler de cette fête intensive qui a lieu au milieu du mois de février on va parler de la Saint Valentin.

Déjà qu’est-ce que la saint valentin ? La fête des amoureux dit on ! D’accord ! Pourquoi en parler ? Quel intérêt ? Aucun ! C’est pour ça que je ne vais pas le faire !

Parlons cheveux crépus !

Choisissons donc maintenant un vrai sujet ! Je vais parler de cheveux crépus aujourd’hui ! Cette chronique sera un peu plus personnelle que les autres, je vais y raconter une anecdote.

Installé en France hexagonale depuis l’été 2017, j’ai emménagé dans mon propre appartement depuis décembre 2017. N’étant plus sous le regard insistant et bienveillant de mes parents j’ai commencé à me couper les cheveux de moins en moins souvent.

Et c’est en allant chez une amie ( s/o Laitue) que j’ai réalisé que j’avais une longueur de cheveux suffisante pour expérimenter d’autres styles capillaires que la traditionnelle «  youl » ou le classique « dégradé ». Cette amie a donc réalisé des twist sur ma tête. Après un moment de doute, le temps de remettre en question tout ce qui m’as été inculqué comme stéréotypes sur les hommes au cheveux longs par mon géniteur, je me suis mis à apprécier cette coiffure ainsi que ma petite touffe afro lorsque mes cheveux étaient démêlés.

Réactions ?

C’est donc à partir de Juin 2018 que j’ai officiellement décidé de laisser pousser mes cheveux pour avoir accès à toutes les coiffures typiquement mise en œuvre sur des cheveux « grennen » : twists, vanilles, tresses, locks, afro etc. J’ai donc eu droit à des compliments, des réactions de surprise mais aussi des moqueries.

Et devinez quoi les moqueries ne survenaient que lorsque que mes cheveux étaient dans leur état le plus naturel, c’est-à-dire en mode « afro ». Bizarre quand même ?

Réminiscence…

C’est à cet instant que je me suis souvenu de tous les articles que j’avais pu voir sur la libération du cheveu frisé et crépu. En fait, les gens ne reconnaissent pas les cheveux crépus et frisés comme des types de cheveux acceptables ou pire ne savent toujours pas à quoi ressemble un cheveux naturel non caucasien.

Je m’explique : le cheveu crépu possède tout simplement une valeur différentes des autres, et bien entendu inférieure. Plus le cheveu sera lisse plus il sera considéré comme « normal » et surtout comme « beau » à l’inverse plus votre cheveux sera frisé plus il sera considéré comme « laid » et « bizarre ».

Mon expérience ?

Une personne de mon entourage, un des mes très chers collègues (ISSOU) est même allée jusqu’à me suggérer de défriser mes cheveux… Oui oui vous avez bien lu en 2018 on a recommandé à un homme de 21 ans de se défriser les cheveux pour être « plus stylé ». Le meilleur dans tout ça c’est que le génie qui m’as proposé cela possède une boule de billard en guise de crâne, vous l’aurez bien compris cette personne est chauve « tèt boug la sanm on koko sèk ».

Une autre personne de mon entourage, cette fois ci quelqu’un de mon âge que j’apprécie énormément m’as avoué qu’il pensait que « nous » (sous entendu les personnes avec des cheveux crépus, donc les noirs en gros) utilisions des produits pour arborer ce qui est couramment appelé «la coupe afro ».

Conscience et diversité

Je rappelle que je fais mes études à Lyon, la deuxième ville de France dans laquelle il y une diversité ethnique bien suffisante pour apercevoir tous les types cheveux. Certaines personnes n’ont en réalité aucune idée de ce que sont les cheveux crépus. Ils pensent que tout le monde possède des cheveux lisses et que ceux qui ont une chevelure différente usent d’artifices ils n’ont tout simplement pas conscience de la diversité existante.

D’un coup j’ai compris ce que ma sœur ma mère mes tantes et mes amies avaient enduré toute leur vie. Porter fièrement ses cheveux naturels est un combat, le regard des autres et les considérations sociales sur les cheveux poussent vers le défrisage, le lissage ou le port de perruques en plastiques plus immondes les unes que les autres. J’ai aussi pu remarquer à quel point ces pratiques sont ancrées chez les femmes mais aussi chez les hommes dans les quartiers populaires. Même les personnes avec des cheveux très peu bouclés ou frisés se les lissent ou se les défrisent. On nous a appris à ne pas aimer nos cheveux bouclés, frisés ou crépus en nous inoculant l’idée que ça fait « négligé » « sale » «  pas présentable ».

Et vous avez-vous déjà eu des expériences similaires ?

Je vous quitte donc en vous suggérant de réfléchir sur notre responsabilité individuelle concernant l’acceptation du cheveu crépu. Soyez conscients de ce que vous indiquerez lorsque vous vous défriserez ou lisserez les cheveux, en portant une perruque ou au contraire en portant vos cheveux de manière naturelle.

No raj du démélaj !

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