Memento morito

Banlieusards.

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Bonjour Bonsoir ! Partageons (à nouveau ?) un verre ou un contenant plein de la boisson de ton choix, mets-toi à l’aise devant « Banlieursards », le nouveau film de Kery James et Leïla Sy avec Jammeh Diangana, Bakary Diombera, Chloé Jouannet et Kery James lui même pour les rôles principaux.

Très honnêtement, le film ne me disait pas grand chose. Oui c’est Kery James, donner la force etc mais j’ai vu tellement de films chiants/redondants sur la banlieue que j’avais vraiment la flemme. Alors pourquoi je me suis décidée à le regarder ? Parce qu’il a été boycotté par les chaines françaises ptdr, évidemment. Du coup, malgré moi je me suis retrouvée à regarder ce film et malgré moi je me retrouve aujourd’hui à en parler car selon moi, c’est un film à voir ! Le message délivré est (très) fort. Les 20 dernières minutes sont du pain béni, de l’or, masterpiece, appelez ça comme vous voulez mais EMOJI FEU !!!!!!

Donc oui, malgré ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas qu’un énième film sur la banlieue. Il va plus loin et remet carrément la banlieue en question: “À qui la faute ?” Morceau de d’Orelsan et Kery James. SPOILER bof ALERT ou non j’en sais rien mais la conclusion est là : « Pour nous c’est dur, mais ça ne doit pas devenir un prétexte » (- Banlieusards, Kery James).

D’une façon ou d’une autre, ce film rejoint la philosophie générale de mes articles et ça me sauce trop. Qu’on se le dise, l’État a bon dos. Je ne cautionne pas le système dans lequel on vit, ce ne sont absolument pas mes propos, c’est n’importe quoi ici et justement, au lieu de se conforter dans son rôle de victime bah faut prendre ses responsabilités et ne pas donner au « bourreau » raison de « nous » parce qu’on vaut mieux que ça. « Aides toi et le Ciel t’aidera » qu’ils disent. « Qu’a-t-on fait pour nous même ? Qu’a-t-on fait pour protéger les nôtres des mêmes erreurs que les nôtres ? » (- Banlieusards, Kery James).

Cerise sur le ghetto, qui de mieux qu’un noir de banlieue pour mettre la banlieue face à ses responsabilités ? Qui de mieux qu’un enfant de la banlieue pour demander à la banlieue elle même, aux jeunes de banlieue, si « c’est l’État qui fourni l’arme à l’assassin, lui ou ordonne ou presse son doigt malgré lui sur la détente ? ». LA VIE EST UNE QUESTION DE CHOIX. Mais, « ne me dites pas que l’État n’a aucune responsabilité là dedans ». Alors, à qui la faute ? Et puis woy, tout est dit à la fin du film, je parle je parle mais le film est là, je ne vais pas le citer entièrement quand même !

En plus mon verre est vide ! Je vais me resservir, en attendant je te souhaite Bon Film si tu ne l’as pas déjà vu.

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