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Les retrouvailles entres cousins !

« Lors des fêtes les retrouvailles entres cousins c’est le top du top »

Ah « la NOWEL épi JOUDLAN », les fêtes de fin d’année avec des cadeaux, de la nourriture à gogo , de la musique , le tout entouré de notre famille bien aimée ! Les grands parents, les oncles, les tantes et enfin les cousins plus ou moins de la même générations que toi.

Tout d’abord il y a le fameux cousin que tu vois deux fois dans l’année avec qui tu dois faire semblant d’être proche parce que « c’est important la famille ». On a tous ce cousin ou cette cousine qu’on ne connait pas mieux que son voisin retraité. Cette personne avec qui on a des liens de sang mais à qui on ne sait pas quoi dire et avec qui on ne sait pas quoi faire. Impossible de tenir une discussion intéressante avec elle. L’interaction se résume à un discours type du style : « alors bien ? » « ouais tranquille et toi » « bah ça va ça va ».

Vient ensuite le cousin ou la cousine chiante. Celle-ci oui celui ci a l’air de venir aux évènements familiaux uniquement pour emmerder ses autres cousins. «  alo ti monss bien » « ou ka joué jé toujou ou pa ka grandi piès ? » « ki manniè ou poko ni an chou/ an nonm ». Un festival de pics qu’il faut encaisser ou bien une guerre dans laquelle il faut aller plus loin que l’ennemi en répondant coup sur coup. Un choix à faire entre adopter l’attitude du martyr chrétien ou appliquer la loi du talion.

Arrive ensuite le cousin considérablement plus âgé que toi qui va trouver que tu as grandi ou grossi et que tu as beaucoup trop changé. «  « Man man boug la mété ko’y misclé ?! » « Ga grosè pom fidji’w » « Wopapa tétéw ka poussé » « ébé ou ni bab a présan ». Cela provoque généralement un sentiment de fierté mêlé à une gêne intense, on ne sait plus où se mettre partagé entre le désir de se montrer sous son nouveau jour et l’envie de ne pas trop attirer l’attention sur soi.

Après avoir survécu à ces multiples assauts arrive LE cousin ou LA cousine ultime. Celui ou celle que tu aurais aimé avoir pour frère ou sœur avant de supporter les tiens! Au moment de vous saluer plus petit vous aviez un « tchek » personnalisé, des expressions singulières pour communiquer sans que les autres vous comprennent. C’est le cousin ou la cousine avec qui tu passais toute la soirée, vous mangiez et buviez la même chose ou presque.

Étant enfant tu dansais, tu sautais, tu courais, tu t’amusais avec cette personne si bien que les adultes n’en pouvaient plus et finissaient par lâcher  « Assé couri talè zot kay senti ti mèl an nen moun » . Vous compariez tout : vos tenues pour savoir qui était le plus « prélè »  vos cadeaux pour savoir qui était le plus « chansé » jusqu’à la quantité de nourriture que vous mangiez pour savoir qui était le plus gros « agoulou ». Bref un genre d’âme sœur dans le cousinage.

Mais arrivé à un certain âge « Pani zaffè zwèl séré enco ». Les interactions deviennent plus calmes, on parle à la table des grands. On encadre nous même les plus petits pendant un débat sur la politique ou une discussion sur les «  projets d’avenir ». Mais au fond certains d’entre nous aimerais jouer comme le font les plus petits (moi le premier). On revoit notre ancien moi en eux, puis la nostalgie nous envahit.

Au fond peut importe les types de cousins ou de cousines que vous avez c’est toujours des moments fort en émotions que celles-ci soient positives ou non, personne ne reste impassible lors de ces évènements. En ce qui me concerne je peux le crier haut et fort : les retrouvailles entre cousins c’est vraiment le top du top ! (même si ça l’était plus durant l’enfance)

Je vous laisse un petit son pour méditer sur les fêtes de famille :

Et un autre sur lequel j’ai beaucoup dansé étant petit ISSOU :

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